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Dossier Dangelo Néard : Des féministes répondent à la défense du Ministre Pradel Henriquez

En Haïti , il arrive parfois que des ministres qui sont supposés faire preuve de culture et de capacité de communication minimale se laissent aller, à l’instar d’un potentiel violeur, incapable de maitriser ses pulsions et bien tenir sa braguette. C’est le cas de dire que plus d’une dizaine d’organisations et personalités féminines s’en prennent au ministre de la Culture et de la Communication, Pradel Henriquez, dans une note titrée: « Nommer les agresseurs, quelle que soit leur position ».
Kay Fanm, Fanm Deside, Réseau des Femmes des radios communautaires haïtiennes (REFRAKA), Fanm Yo la, Nègès Mawon, Solidarite Fanm Ayisyèn (SOFA), Asosyasyon Fanm Solèy d Ayiti (AFASDA) sont parmi les organisations qui sont très remontées contre l’ancien directeur de la Télévision nationale d’Haïti, Pradel Henriquez ; ce, après la publication le 12 septembre 2020 sur sa page facebook, du fameux texte dont il a donné le titre de « Accusation de Viol: Je condamne les attaques contre Dangelo Néard et je dénonce ce nouveau laboratoire de femmes sans scrupule qui fabrique des accusations de viol ».
48 heures après, soit le 14 septembre, les organisations sus-mentionnées appuyées par des personnalités comme les autrices Kettely Mars, Eveline Trouillot, la journaliste féministe Antoinette Duclaire et l’organisation féministe Marijàn, fustigent cette position ministérielle, non sans continuer d’encourager toute femme victime de violence sous toutes ses formes à briser le silence et dénoncer les agresseurs quelle qu’en puisse être leur position.
Dans l’affaire concernant les dénonciations d’agressions sexuelles dont l’actuel directeur général de la Bibliothèque nationale, Dangelo Néard est accusé, les organisations feministes, lit-on dans la note, rappellent au ministre de la Culture, ce principe de la culture administrative et de la séparation des pouvoirs qui veut qu’après avoir instruit une enquête judiciaire, un juge d’Instruction pourrait, auquel cas, arriver à conclure et ordonner à la faveur des faits. Toutefois, « il y aurait un complot ourdi par des délinquantes, des scélérates et la police judiciaire est appellée à démanteler ce gang de faussaires, à propos de ladite affaire ». Cette posture a été plutôt adoptée par Monsieur Henriquez, le ministre, d’après la note.
Dans cette note, également signée par la Fondation Toya et la féministe indépendante Sabine Manigat, on peut lire que Pradel Henriquez ne s’est pas comporté comme un ministre de la Culture et de la Communication, soit dit en passant, en abusant au contraire de son poste sous couvert de machisme et d’antiféminisme, prêtant le flanc à la masculinité toxique, encourageant ainsi les violences sexistes et sexuelles.
La note signée par la porte parole de Kay Fanm, Danièle Magloire pour authentification, a conclu que rompre avec le déni des violences masculines, en particulier les agressions sexuelles, reste et demeure essentiel dans la lutte pour le respect de la dignité des femmes.


Clairvina Dossié

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