EN POEMES

Cloîtrée

Hiver sans gant ni blanc
Mi gris
Il n’y a pas de printemps
Nous mourrons tous au paradis
Derrière ces fenêtres où ne pointent
Ni bourgeon ni pollen
Le temps passe sans passer
Il n’y aura ni cri au parc
Ni pied dans l’escalier
Le temps passe sans saluer
Il n’y aura ni école ni maison
Italie
Vivaldi
J’en ai vécu des saisons
20 100 et ce 104 saison
Qui ne fait penser à l’été
Qui ne fait rêver d’automne
Nous mourrons tous au paradis
En regardant au loin le soleil passer
Ce matin l’oiseau est passé
Il a voulu chanter courage
Mais la fenêtre était fermée.


Rose-Myrlie Joseph, 21 mars 2020.
(Premier prix de l’UPEC – Printemps des poètes 2020).

Related Articles

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Check Also
Close
Back to top button