Avec son tout premier essai, Le mariage n’est pas le plan A, Cottecheese Pierre frappe fort. Celle qui s’identifie comme afro-féministe et coach en déconstruction, signe un livre radical, incarné, profondément personnel, mais universel. À travers une plume orale et directe, l’entrepreneure et ancienne Miss Vidéomax sacrée en 2006 s’adresse à toutes les femmes, de tous âges et de tous horizons pour dénoncer l’injonction sociale au mariage et proposer une autre voie : celle de l’amour de soi, de la guérison et de la liberté.
Son déclic ? Le vécu de sa mère, restée vingt ans avec un homme violent, prisonnière d’un modèle qui valorise la femme uniquement à travers son statut d’épouse. Elle-même confrontée à ces attentes, Cottecheese en tire une conclusion sans appel : « Le mariage est un grain de sable dans l’océan de notre vie. » Dans son ouvrage, elle propose 26 « plans » pour construire sa vie de femme, où le mariage arrive seulement en treizième position. Et encore, « il n’aurait même pas dû y être », lâche t-elle, sans fard.
Son message est clair : il est urgent d’éduquer les filles comme des êtres puissants, pas comme des épouses en devenir. Elle plaide pour une revalorisation du célibat comme espace d’épanouissement, et encourage les femmes à quitter les unions toxiques, sans culpabilité. Ce livre est à la fois essai, manifeste et partage de vie. L’autrice y aborde également des sujets sensibles comme l’inceste, qu’elle a elle-même subi, avec une volonté farouche de briser le silence.
Depuis la sortie de ce premier livre, les retours sont puissants : des femmes se sentent vues, comprises, libérées, nous confie Cottecheese. Certaines osent enfin partir. D’autres veulent devenir à leur tour des guides. Pour Cottecheese, ce n’est que le début : conférences, traductions et partenariats sont en préparation. La première vente-signature est prévue le 30 mai à Paris — une date symbolique pour lancer ce cri de liberté. Elle rêve de faire résonner son message à travers le monde francophone… et au-delà.
Son conseil à celles qui doutent : « La société patriarcale a peur de notre puissance. Mais les femmes sont les créatrices originelles. Il est temps de se souvenir de qui nous sommes. »
Darline Honoré


