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Sortir de l'ombre - Fè yo konnen w!

Tag: poesie

Dezabiye












Lari a san kilòt 
Yon gwo Rigòl San 
Ap koule nan Janm li 
Gen moun ki di se anemi 
Gen lòt ki di se emoraji 
Mwen m di 
Se Leta K ap feraye 









                                                            Aby, 14 avril 2020

Yon jou

Soleil

Sang

Cendres

Janmen bliyé

Je ne sais pas pa savé non

Sais plus ai-je su

Yon jou ki jou

Puisque puisque

Désormais schi

Schizo schizo

Phrène

Puisque

Tête

Jambes pieds

Je ne sais pas

Moi quelque part là somewhere

Entre néant et mauvais béton

Et La Boule saignée

Pelée grattée dépecée

Son sable offensé s’est vengé

La Boule ma belle qui fut verte luxuriante et féconde

Aujourd’hui elle grimace

Avec ce qui lui reste de bouche

Avec ce qui lui reste de dents

Elle entend la rumeur du sable

Il dit que la Montagne lui manque, perdue à jamais

Envie de s’ébrouer, de se répandre jusqu’à la ville fantôme

Retrouver quoi

Particules de ce qui fut

De ce temps-là qui fut

Au lieu de quoi une ville-désastre

Un sable rendu muet

Une montagne orpheline

Un fantôme de montagne

Et ce peuple

Hagard encore

Horizon de toiles fragiles dans les mains du vent

Avenues de boue et de fatras

Pudeur dérobée aux piètres paravents

Un sein dénudé

Une cuisse qui oublie d’être gourmande

Un sexe sans faim

De miel tari

De désir mutilé

Ce peuple aux yeux sertis de rêves

Le sourire d’un enfant

La douceur d’une grand-mère

La soif d’un amant

Un ballon épris de liberté dévale un dalot

Haïti rêve encore au milieu de ses plaies

De juteuses papayes

De mangues généreuses

De céleris virils

De sweetness dous-makos

D’écoles aux portes ouvertes

D’enseignement fécond

De pensée fondatrice

De paroles guérisseuses

De violence pacifiée

D’oraisons syncrétiques

Et de ce rêve-là peut-être naîtra-t-il un pays neuf…


 Yon jou, est un extrait de la nouvelle O Ayiti m,

parue dans le recueil de nouvelles Entre ces îles et moi,

écrit par Nicole Cage dont la photo illustre ce poème.

Résurrection

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Aussi longtemps que les poètes crucifiés

Verront à leurs pieds

Les saintes Femmes en pleurs,

Et que leur Golgotha

Se couvriront de ténèbres,

Je chercherai dans la nuit

Ta main, pour souffrir moins,

Et je m’endormirai

Dans l’abandon d’une enfance nouvelle

Avec contre mes lèvres,

Ton souffle qui vient mourir et renaître

Telle une petite vague d’amour.

Denise Bernhardt, extrait de la Mangrove du desir

Fè limyè pou nanchon an

Lonbray touye tèt li
Limyè kraponen
Kou ravèt anba pye
Koukouy etenn
Pa klere tèt li
Kot zantray ap konte
Twou bal pou grenn lapli

Isit
Tout palmantè tout senatè
Byen chèlbè ak jilèpabal lawont yo
sou yo

Elas papa Loko
Menm EDH pa wè kote l prale
Fè limyè pou nanchon an Fè limyè
Pami diri
Kòlè n va goute grès

Jeanne-Elsa Chéry

CP: Ludmillo Pierre

« ATOME » : Une initiative d’esprit et de cœur à Marigot

À l’issue de plusieurs initiatives dont des ateliers d’écriture et de lecture dans tout le pays, le poète Jeudi Inéma revient à son patelin natal : Marigot. D’une manière majestueuse et si significative; Marigot reçoit de son fils : Atome.

Première initiative de taille de son crû au bénéfice de sa ville. Les mains habiles du poète jouent avec les mots, transforment en sigle ce simple élément et donnent : Atelier Tongiram de Marigot et de ses Environs. C’est une nouvelle qui étonne ou n’étonne pas, tellement on sait combien les jeux d’Inéma sont vastes et riches en inventivité.   

« Il n’existe pas à Marigot une bibliothèque bien équipée mise à part du problème de fréquentation, il y a une panne de lecteurs; cela sous-entend aussi qu’il y a peu de gens attachés aux livres. »

L’Ecole nationale de Marigot accueille ce lundi 5 août 2019, le lancement de Atome qui valorise l’héritage laissé par Emile Célestin Mégie, dit Tongiram l’un des plus grands intellectuels de la contrée; mais d’autres anciennes têtes pensantes de la zone telles que Ulrick Henry et Domerson Jeudi. Marigot, commune nichée aux environs de Jacmel, bercée par des coraux et dotée d’une magnifique végétation reçoit un cadeau de valeur, de ceux qui allument l’âme pour plusieurs années de bonheur.Pour cause, plusieurs manques à gagner de la zone, d’après les dires du poète le travaillaient et le travaillent encore puisqu’ : « il n’existe pas à Marigot une bibliothèque bien équipée mise à part du problème de fréquentation, il y a une panne de lecteurs; cela sous-entend aussi qu’il y a peu de gens attachés aux livres. »   

Alors il faut commencer par le commencement, là où la parole prend chair et les mots pullulent comme dans un champ de poésie, là où l’art est magnifié sous toutes ses coutures en convergeant vers un magnifique lieu d’expansion de leur beauté : un centre culturel ! Parce que, tout bonnement, la vie est faite non seulement de pain mais aussi de poésie, de cette salve qui  nous traverse, prose après prose, tient l’âme alerte. Marigot a connu l’un de plus grands intellectuels haïtiens, Tongiram qui s’est donné à cœur joie dans l’écriture de romans, notamment en créole. Adepte de la littérature en créole, le poète assimile à une sorte de malhonnêteté intellectuelle qu’on ne l’honore pas à sa juste valeur puisque c’est l’un des piliers de la littérature en langue créole qui en a laissé à la postérité  un bon nombre d’ouvrages. Tongiram a participé à la promotion de la littérature en créole. C’est un intellectuel qui mérite l’estime et l’attention de tous.

Atome se veut un clin d’œil à ce critique littéraire qui était aussi un penseur immense de l’amour et du vivre ensemble, avec son œuvre : « Lanmou pa gen baryè ». Et, aussi, pour questionner ce phrasé quelque peu insolent porté par le groupe de rap, Barikad crew : « Granmoun yo echwe », ATOME lui, prend fièrement le contrepied, revalorise les aînés qui ont tracé la route, ouvert la voie à des perspectives intéressantes  dont bénéficie la génération contemporaine, dans le domaine du littéraire, notamment.       

Mais, ce sera aussi un atelier permanent qui grandira tel un arbre avec des branches telles qu’une bibliothèque, un centre culturel et peut être même une fondation où Tongiram sera toujours à l’honneur, celui qui porte le flambeau de la littérature dans la contrée.

Porté par 5 personnes, dont le psychologue et critique littéraire Richardson Lubin comme secrétaire exécutif. C’est un comité, précise Inéma Jeudi, qui sera là pour accompagner la population et non lui passer des ordres, qui permettra à la communauté de définir son propre mode de gestion et ce ne sont pas que des fils et filles de Marigot qui le composent. D’ailleurs c’est une initiative qui vise à essaimer dans tout le pays, qui a des supporteurs ou parrains très motivés qui la portent jalousement dans leurs cœurs, tels que, l’économiste, critique littéraire et fondatrice de la FOKAL, Madame Michèle Duvivier Pierre-Louis et le sociologue et diplomate, Yves Démézar.

                                                                                                          Jeanne-Elsa Chéry

Dis Jérémie

Donne-moi les nouvelles
Nombre d’actes de naissance saignent
Sur nos bandoulières

Digue coulant dans sa sauvagerie

Les rêves sont incendiés
de la braise
de Mathieu

Pour l’ascension
De quelques chapeaux dans la trace
De nos pieds effacés

Jérémie
Donne-moi les nouvelles
Dis
Sur quelles notes tristes
Dansent tes prunelles
Déjà mille fois ensauvagées

Les oiseaux trouvent t-ils de branches
A nouer un foulard de souffle
Sur les jours à naitre

Il est dit
Que dans les Nippes
Un hoquet bleu
S’empare de tout
Le nombril du Sud
Est un chemin d’eau boueuse

Dis Jérémie
Reste-t-il un seul souffle dans le poumon des murs ?
Par quelle adresse trouver les battements de tes corps ?

Dis-moi de quelques files de rêves malgré tout
Trainent encore sur tes pavés ?

Que Ti Amélie
Garde encore de vastes lignes de charme
Sous ses paupières

Encre et papier
Trouvent du sens
Dans tes doigts

Dis Jérémie
Quand tes sueurs se noient
Dans quelle assiette pousse la vie ?

Même si dans ton ventre
La peur élit domicile
La dignité
Est debout dans tes paumes.

Adlyne Bonhomme

Seconde peau

Tout est silence
Les 21 grammes de mon sourire
Se sont suspendus
Au creux de l’amitié.

Tout est silence
Ma vie est en voyage
Mon cœur au repos
Compte les jours de tristesse

Tout est silence
Mon nom n’existe plus
Dans mes yeux
Un clignotant à la souffrance.

Tout est silence
Mais toi, tu parles encore.
Je porte nos cauchemars
Dans chaque gouttelette d’encre.

Tout est silence
Il pleut ton nom
A chaque saison de ma vie.

Perdrose Payano Vendredi

Autre texte de l’auteur:

Goutte de peur et un autre poème  

Batman kadyak

Chak batman kè w charye yon makonn plezi

Yon lonn gouyad ki fè palèt tete
Mwen bat kouwè yon tanbou asòtò
Nan lakou souvnans

Chak ti piwèt ou fè
Laprezidans ta dwe vwatire w

Paske cheri
Se nan plòtonnen avè w
Mwen rann kont
Se pa tout larim glise ki sot nan nen vre

Fabiola Musac

Rachelle charles

Les azimuts du cœur

Une musique saupoudrée

De mots d’amour fruitées au gout d’Adam et du péché

Un livre relié d’or

Des couleurs du rara, de nos sourires entremêlées

Une histoire sans fin

Car gravée dans mon cœur aux parfums d’Afrique

De l’au-delà me viennent les sons

Lancinants d’un tambour Assotor

Frissonnant sous les baguettes de Dieu

En attendant l’apocalypse

Et je me dis que le jour du jugement

Attendra le coucher du soleil

Et je danse

Je danse dans l’ombre de la lune

Taciturne et indulgente

Rachelle charles

Mon enfance perdue

Mon enfance perdue

Oh ! Mon ami perdu

Disparu comme mes beaux jours

Corps inlassable

Hélas ! La nature a tout changé 

Et me jette en de riens capitaux

Cette époque heureuse m’a laissée 

Comme une poétesse qui fuit sa muse

Une mère qui a perdu ses enfants

Je me suis égarée dans une forêt trébuchée

Un printemps passe au trépas de mes pas

Sans pas sans repas

L’hiver est ingrat

L’été m’a tourmenté

Soirée de printemps

Matin d’été

Midi d’automne

Nuits d’hiver

Tout s’en va en silence d’éternité

Sans bruit

Sans compte et décompte

Oh ! Dieu de l’univers ! Ou est passée mon enfance ?

Mariusca Alphonse 

Damou mwen damou

Damou mwen damou

Nan kachotri ak lanmou

Mwen jwenn yon wout pou 2

Youn ki mennen nan pla men w

Anvan mwen vin toupi

Chans timoun inosan

De men m

De pye m

Egal kat pwen kadino

Linivè bwase bil mwen

Mwen  pèdi nan tras men w

Demen lonbray mwen pa p pou mwen

Lè m damou se konsa m ye

mwen woule desann

 Ko m pase monte

Jouk gratsyèl gen gwo kè

Kè  m fann debout

Youn pou ou

Youn pou mwen  lèzengra

Jeanne – Elsa Chéry

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