ACTU

Meutre d’Antoinette Duclaire: plusieurs structures féministes s’indignent et réagissent

Le drame du 30 juin ; ou plusieurs compatriotes ont perdu la vie reste dans notre mémoire; fait des entailles profondes à notre sensibilité. Encore et encore des massacres, des assassinats crapuleux. Nous ne faisons en effet qu’accumuler les drames et d’en subir les représailles tant physiques, sociales et morales. Antoinette Duclair, Diego Charles (Photo en couverture) et plus d’une quinzaine de vies fauchées dans la nuit du 29 allant au 30 juin 2021. Netty, comme plus d’un l’appelle, est partie, mais sa militance, on s’en souviendra encore longtemps . En témoignent les réactions de certaines structures féministes après le drame.

“Nou p ap koube pou asasen yo” voilà la réponse faite par certaines de ces structures aux dirigeants et à tous ceux qui sont concernés par les actes ignobles perpétrés à l’endroit de la population depuis un certain. Dans une note parue le 2 juillet 2021 et signée par plusieurs associations et personnalités féministes, ces dernières dénoncent avec véhémence ces dérives qui ne font qu’affaiblir la population. En outre, cette bataille qu’avait commencé à mener Netty, militante politique, femme féministe et engagée, jourmaliste, se poursuivra. “Feminis yo ap kontinye ankouraje popilasyon an machekontre pou sanble fòs pou reziste” peut-on lire dans la note. Cette note est signée par Marijàn, Nègès Mawon, SOFA, Kay fanm, Fanm Deside pour ne citer que ces signataires-là.

Le comité des femmes écrivains de Centre Pen Haïti a pour a part lancé un message fort : “Vous n’arriverez pas à nous tuer” lit-on dans la note publiée par le comité le 3 juillet 2021, soit trois jours après l’exécution d’Antoinette Duclaire. Une autre façon de faire savoir à ceux aux concernés que la lutte se poursuivra, car ceux d’entre nous qui seront encore là, se chargeront de continuer à mener la bataille. “Nous survivrons, même s’il nous faut attendre cent, deux cents ans. Voyez, vous n’arriverez jamais à nous tuer”.

Cet acte odieux à l’endroit d’Antoinette Duclaire est visiblement pour la réduire au silence ; elle qui dénonce trop, elle qui plaide trop en faveur des plus faibles, elle dont la militance fait trop peur, elle qui revendique trop, elle qui rétorque trop, mais surtout, elle qui humanise trop. Netty n’est aujourd’hui plus, mais ses idées ont été assez longtemps partagées. Elle continue donc de vivre en chacun de nous. Et comme disent les femmes écrivains du Centre Pen, “Vous n’arriverez jamais à tous nous tuer”.

La rédaction

Related Articles

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Back to top button