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Corps Morcelé, de la danse pour se reconstruire

 Corps Morcelé,  un projet d’appui psycho-social de Bagèt Sant Dans Ayiti, aux sinistré.e.s du tremblement de terre du 14 Août 2021 dans le Grand Sud du pays.

 Tout comme la lecture ou encore l’écriture, la danse est aussi une forme d’expression entraînante et saisissante. Les mots laissent place aux gestes, aux mouvements, aux ondulations et le corps s’accroche aux rythmes pour extirper,  dévoiler ou mettre à nu une panoplie d’émotions. C’est comme se sentir virevolter, libre comme le vent et légère comme une plume. En effet, la danse a une vertu thérapeutique. Comme un enchantement, elle procure une sensation de bien-être et permet de se relaxer. Dans cette perspective,  Bagèt Sant Dans Ayiti qui offre un espace d’apprentissage de la danse a mis sur pied «  Corps Morcelé », un projet d’appui psycho-social parrainé financièrement par la Fokal ( Fondasyon konesans ak libète). Des partenaires opérationnels tels que Collège St Paul de Petit-Trou de Nippes, Impact Hub, Marijàn et radio communautaire de Petit-Trou de Nippes supportent aussi ce projet.

 Corps Morcelé esquisse les traits d’un corps en transe ou secoué, prêt à se libérer de ses peurs, de ses angoisses et de ses traumatismes. Il sous-entend également un cheminement vers une reconstruction de soi et une réappropriation du corps et de l’esprit. Justement, « ce projet d’appui psycho-social priorise un travail artistique sur le corps, sur l’épanouissement de l’être, sur l’éducation artistique et culturelle des jeunes en particulier des écoliers », peut-on lire dans le dossier de presse.

Corps Morcelé dessert une soixantaine de bénéficiaires. Des jeunes âgé.e.s entre douze et vingt-deux ans. Implanté au Petit-Trou de Nippes, de Novembre 2021 à Février 2022, ce projet s’articule  principalement autour d’ateliers de danse-théraphie. D’autres activités viennent agrémenter le package : atelier de théâtre, causerie sur l’éducation sexuelle, sensibilisation contre les grossesses précoces et  échange psychologique. Le but de cette démarche c’est à ce « qu’iels changent positivement leur façon de voir, d’imaginer leurs corps  et qu’iels puissent avoir un impact positif sur leur environnement, leur  communauté en utilisant la danse et la culture comme outil de transformation sociale », ont écrit l’équipe.

 Aussi bien qu’il est nécessaire de se nourrir, il est tout aussi important de privilégier un bon état d’esprit. Ainsi mue par la spontanéité, la créativité, la sensibilité et la découverte de sensations insoupçonnées, la danse semble se positionner parmi les meilleures formes d’expression. Elle explore le corps et l’amène à s’exprimer. Quoi de mieux pour se débarrasser petit à petit de nos traumas, de nos frustrations et d’apprivoiser l’espace dans le feu des mouvements?

Jessie Lisa A.R TATAILLE

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