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Sortir de l'ombre - Fè yo konnen w!

Category: ACTU Page 1 of 2

Marathon Wikipédia sur les Droits humains en Haïti: une initiative pour la vulgarisation de contenus.

Marathon Wikipédia sur les droits humains en Haiti est un projet patronné par la FOKAL qui entend renforcer la capacité de contributions d’au moins dix contributeurs et contributrices à Wikipédia en Haiti. Il se donne aussi pour mission d’intensifier la couverture des sujets liés aux Droits humains sur cette plateforme et par la même occasion, participer à développer l’accès à divers savoirs y relatifs.


Native de Port-au-Prince, Lunie Jules est sociologue de formation et détentrice d’un certificat en Rédaction de projet et en Ingénierie de la culture. Jules est aussi membre de plusieurs associations féministes parmi lesquelles : Les perles d’Haïti, femmes de la terre . Elle colabore aussi avec l’association pour la promotion de la science ouverte en Haïti et en Afrique francophone (APSOHA)depuis 2016 et le Réseau des Jeunes Benevoles des Classiques des Sciences Sociales (REJEBECSS). Elle explique que ce projet consiste à développer des contenus sur des sujets se rapportant aux Droits humains tout en renforçant leur présence et leur accessibilité sur le Web. En utilisant diverses plateformes, dont Wikipédia, la plus populaire, les initiateurs.trices de ce projet entendent faciliter l’accès à tous d’une diversité de savoirs.

Ce projet pourra impacter positivement la société haïtienne, vu qu’il encourage et forme les citoyens à utiliser les outils numériques, tel que Wikipédia pour exprimer leurs savoirs, leurs identités et affirmer leurs cultures de manière plus large sur le web, mais aussi développer ces savoirs dans le langage de leur choix, selon les dires de Lunie. C’est pourquoi, la journaliste haïtienne également correspondante locale pour la Radio Mayouri, Campus Guyane française apporte désormais sa contribution dans le lancement du projet baptisé Marathon Wikipédia sur les droits humains en Haiti. Elle se dévoue à ce procédé qui vise de permettre la visibilité et la vulgarisation des savoirs haïtiens liés aux droits et augmente la compréhension du public sur ces connaissances.


Les activités prévues dans le cadre de ce projet sont multiples. En effet, l’équipe compte créer et diffuser un ensemble d’images sur les organismes et militant-e-s de défense de Droits humains en Haiti. Elle envisage aussi de créer des pages Wikipédia de dix ouvrages haïtiens traitant de la problématique des Droits humains en Haiti.
Les ateliers traitant de la diffusion électronique des ouvrages haïtiens n’étant pas encore commencés, l’élaboration de contenus sur cinq militant-e-s pour autant d’organismes luttant contre la violation des Droits humains est déjà achevé, mais sujette à révision, correction et augmentation, le cas échéant. Pour les militants, on peut citer sans ordre de priorité la fervente Pétro challenger, membre du Collectif de Citoyens Nou P ap Dòmi Pascale Solages, le défenseur des droits humains, Antonald Mortimé, la célèbre journaliste Liliane Pierre Paul, la féministe, ancienne ministre à la condition féminine et au droit des femmes, Marie Laurence Jocelyn Lassègue (Man Lolo). Des contenus vont aussi être disponibles sur l’organisation Solidarite Fanm Ayisyèn (SOFA), la Plateforme des organisations haïtiennes de défense des droits humains (POHDH), le Centre d’analyse et de Recherche en droit de l’homme, (CARDH), le Ministère à la condition féminine et aux droits des femmes (MCFDF), le Ministère de la justice et de la sécurité publique (MJSP), le Bureau haïtien des droits d’auteurs (BHDA).

Sans donner de précision sur le délai, l’équipe s’active de mettre à disposition sur Wikipedia des documents en créole haïtien et en français; ce qui sans aucun doute sera profitable pour les lecteurs et lectrices haïtiens.


Clairvina Dossié

Dossier Dangelo Néard : Des féministes répondent à la défense du Ministre Pradel Henriquez

En Haïti , il arrive parfois que des ministres qui sont supposés faire preuve de culture et de capacité de communication minimale se laissent aller, à l’instar d’un potentiel violeur, incapable de maitriser ses pulsions et bien tenir sa braguette. C’est le cas de dire que plus d’une dizaine d’organisations et personalités féminines s’en prennent au ministre de la Culture et de la Communication, Pradel Henriquez, dans une note titrée: « Nommer les agresseurs, quelle que soit leur position ».
Kay Fanm, Fanm Deside, Réseau des Femmes des radios communautaires haïtiennes (REFRAKA), Fanm Yo la, Nègès Mawon, Solidarite Fanm Ayisyèn (SOFA), Asosyasyon Fanm Solèy d Ayiti (AFASDA) sont parmi les organisations qui sont très remontées contre l’ancien directeur de la Télévision nationale d’Haïti, Pradel Henriquez ; ce, après la publication le 12 septembre 2020 sur sa page facebook, du fameux texte dont il a donné le titre de « Accusation de Viol: Je condamne les attaques contre Dangelo Néard et je dénonce ce nouveau laboratoire de femmes sans scrupule qui fabrique des accusations de viol ».
48 heures après, soit le 14 septembre, les organisations sus-mentionnées appuyées par des personnalités comme les autrices Kettely Mars, Eveline Trouillot, la journaliste féministe Antoinette Duclaire et l’organisation féministe Marijàn, fustigent cette position ministérielle, non sans continuer d’encourager toute femme victime de violence sous toutes ses formes à briser le silence et dénoncer les agresseurs quelle qu’en puisse être leur position.
Dans l’affaire concernant les dénonciations d’agressions sexuelles dont l’actuel directeur général de la Bibliothèque nationale, Dangelo Néard est accusé, les organisations feministes, lit-on dans la note, rappellent au ministre de la Culture, ce principe de la culture administrative et de la séparation des pouvoirs qui veut qu’après avoir instruit une enquête judiciaire, un juge d’Instruction pourrait, auquel cas, arriver à conclure et ordonner à la faveur des faits. Toutefois, « il y aurait un complot ourdi par des délinquantes, des scélérates et la police judiciaire est appellée à démanteler ce gang de faussaires, à propos de ladite affaire ». Cette posture a été plutôt adoptée par Monsieur Henriquez, le ministre, d’après la note.
Dans cette note, également signée par la Fondation Toya et la féministe indépendante Sabine Manigat, on peut lire que Pradel Henriquez ne s’est pas comporté comme un ministre de la Culture et de la Communication, soit dit en passant, en abusant au contraire de son poste sous couvert de machisme et d’antiféminisme, prêtant le flanc à la masculinité toxique, encourageant ainsi les violences sexistes et sexuelles.
La note signée par la porte parole de Kay Fanm, Danièle Magloire pour authentification, a conclu que rompre avec le déni des violences masculines, en particulier les agressions sexuelles, reste et demeure essentiel dans la lutte pour le respect de la dignité des femmes.


Clairvina Dossié

ROSE-LUMANE SAINT-JEAN, LAURÉATE DE LA 5ÈME ÉDITION DU CONCOURS DE PLAIDOIRIE DU BDHH.

Âgée de 23 ans, Rose-Lumane SAINT-JEAN,  licenciée en Gouvernance locale et étudiante en Sciences juridiques à la Faculté de  Droit des Sciences Économiques et de Gestion du Cap-Haitien, est la première lauréate  de la cinquième édition du concours de plaidoirie sur les droits humains organisé par le Bureau des Droits Humains en Haïti (BDHH). Ce concours qui s’est déroulé  de mars à aout 2020 a su révéler au public toutes les potentialités de plaidoirie de la juriste en devenir.

L’abaissement de la majorité sexuelle en Haïti, le droit de déshériter ses enfants, Amnistie, le contrôle étatique des naissances et le régime présidentiel sont entre autres des sujets plaidés par madame SAINT-JEAN tout au long de cette compétition. Lesquels ont été attribués aux postulants afin d’évaluer leur  éloquence et leur capacité à défendre une cause.  En demi-finale, elle a pu se défaire de Caleb Lefèvre, étudiant à la Faculté de Droit de Port-au-Prince, et en Finale de Sterpherly Murielle Paillant, étudiante à l’Université Notre-Dame d’Haïti. 

Par ailleurs, la lauréate du concours de reportage en investigation journalistique (Catégorie audiovisuelle) organisé par l’USAID/JSSP en 2019, Rose Lumane SAINT-JEAN explique avoir beaucoup appris de ce concours. ” C’est une expérience extraordinaire! J’ai beaucoup appris, c’est tout ce qui reste pour moi. Ce pris ne représente pas seulement mes potentialités, mais il met en valeur l’université dans laquelle je me trouve et la ville du Cap-Haïtien” avoue Rose- LumaneSAINT-JEAN jointe au téléphone par Mus ‘ELLES. 

​En remportant le 1er Prixde la 5e édition du concours de plaidoirie sur les droits humains, la  capoise ne fait que collectioner des prix. Ce qui annonce un avenir très prometteur pour elle dans le milieu juridique haïtien.  Elle en a profité pour remercier les organisateurs de ce concours et tous ceux qui l’ont supporté durant ce parcours. Elle tient aussi à encourager tous les étudiants en  Sciences juridiques intéressés à prendre part à cette compétition qu’elle estime être très enrichissante. 

Rappelons que la grande finale dudit concours s’est tenue ce vendredi 14 août 2020 à la Cour de cassation,  Port-au-Prince. 

                                                                                                      Clairvina DOSSIÉ

Une lettre d’amour à Haïti, le prochain spectacle d’Émeline Michel

Le spectacle virtuel d’Émeline Michel baptisé « Lettre d’Amour à mon Pays », est le rendez-vous à ne pas rater ce samedi 8 août 2020 à compter de 8h PM sur sa page Facebook et Instagram. Son Label de Production CHEVAL DE FEU, sous le haut patronage du Ministère de la Culture et de la Communication fait partie de la liste d’Initiateurs de ce Show Live, qui offre notamment à la délectation des internautes haïtien.ne.s ce concert agrémenté de la présence exceptionnelle de l’Académicien Dany Laférière et de AYIKODANS, la bande à Jeanguy Saintus comme invités spéciaux.

En effet, avec « Lettre d’Amour à mon Pays », la chanteuse, danseuse et compositrice qui traine derrière elle plus de trois décennies de carrière, et près d’une dizaine d’Albums (Douvanjou ka leva, Pa gen manti nan sa, Tout mon temps, The Very Best, Banm pase, Quintessence, entre autres), entend révéler au grand public d’autres cordes à son arc. Accompagnée de l’auteur de « L’exil vaut le voyage », Dany Laférière qui se chargera de nous faire visiter son univers, Émeline Michel ajoute au menu les talents de la Compagnie AYIKODANS du danseur chevronné Jeanguy Saintus, lauréat du Prix Prince Klaus à Amsterdam, en 2008.

Émeline Michel sort de son mutisme après des heures de travail dans les coulisses. La période dite de confinement dûe à la Covid- 19 aura attiré la star gonaïvienne à suivre d’autres chanteuses qui ont donné une prestation en direct, pour le bonheur des confiné.e.s. Un spectacle qui visiblement s’annonce haut en couleurs, sinon rempli de surprises? S’il allie talents peaufinés, experiences, visée du perfectionnement, et le plus important, la quintessence, tel qu’est titré l’avant dernier album de Émeline, que peut-on désirer de plus beau pour un week-end?

Ce qu’on vit actuellement semble presqu’irréel, comme un très mauvais film qu’on a hâte de voir se terminer. Personne ne le voyait venir, a confié Émeline Michel en parlant de son quotidien à l’ère de Covid-19, il y a de cela 4 mois dans les colonnes du Nouvelliste. Et très certainement Émeline, le public haitien et étranger espèrent à tout prix que les restrictions imposées par la pandémie du Coronavirus vont se terminer et l’on pourra enfin assister à son prochain spectacle, mais cette fois sur la terre d’Haiti et devant un public en chair et en os.

Il n’en demeure pas moins que la lettre d’amour d’Émeline Michel à Haïti arrive comme de la pluie en terre sèche, à un moment où des circonstances regrettables affectent toute la société haitienne, par manque d’amour pour le pays et surtout d’empathie les uns pour les autres.

  Clairvina DOSSIÉ

La poésie comme miroir pour façonner notre propre existence


Plimay s’attèle, depuis deux ans aujourd’hui, à donner un supplément de zèle à la parole poétique des femmes du monde entier. Le media en ligne vient de lancer un ensemble d’activités riches et variées autour de la poésie avec comme thème « Vers et proses au féminin pluriel ». Conférences, lectures critiques sur les auteures ou de leurs œuvres, interviews, performances poétiques et musicales, ce sont autant d’éléments qui seront mis en branle du 15 au 29 août 2020 pour le plaisir des amoureux des mots. Mais surtout pour faire résonner dans le monde les tremblements poétiques d’une cinquantaine de femmes d’horizons divers.
Cette deuxième édition de la quinzaine, qui se déroulera essentiellement sur le site de Plimay et sur les réseaux sociaux, s’offre comme invitée d’honneur, l’une des auteures haïtiennes dont l’œuvre, riche de carrefours, prolifique et nombre de fois primée, se trouve parmi les plus intéressantes de la littérature haïtienne contemporaine : Evelyne Trouillot.
La quinzaine de la poésie féminine est une vitrine pour exposer et valoriser le rendu poétique des femmes. Mais il est bien plus que cela selon le rédacteur en chef de Plimay, Raynaldo Pierre Louis, qui estime que la poésie compte trop peu d’adeptes dans le pays. Donc, il y voit un véritable lieu de transmission de la fièvre de la poésie chez ceux et celles qui tardent à faire l’expérience de la parole poétique. D’ailleurs, il affirme : « Il faut bien sûr admettre que peu de gens s’intéressent de nos jours à la poésie. De ce fait, en organisant des activités littéraires, notamment dans le domaine de la poésie, Plimay (www.plimay.com) a la ferme conviction de contribuer au rehaussement d’une culture poétique et servir ainsi de levier pour la promotion de la poésie contemporaine tout en favorisant la production de l’écriture poétique (en Haïti surtout) chez les femmes ».
André Laude dit écrire pour « magnifier ses agonies ». Il croit que la poésie ne permet pas de se défaire de l’angoisse existentielle, mais elle permet de faire des accommodements avec le réel. Or s’accommoder avec le réel, c’est déjà avoir moins vives, les blessures du vivre. Ce qui semble justifier cette belle énergie proposée par Plimay dans cette dynamique à mettre la poésie en avant.
La poésie permet une sortie individuelle et de regarder le monde autrement. Elle instaure, de surcroit, une rencontre avec l’autre qui est vitale, s’il faut résumer les propos du chef de la rédaction. Selon lui : « Si l’on considère la poésie au-delà de sa plus simple expression qui consiste à dire le réel ou le vécu quotidien, on peut bien avouer qu’elle peut apporter quelque chose à notre existence et participer à une certaine émancipation individuelle, ou à la construction d’un regard renouvelé sur le monde. La poésie se veut ainsi un voyage dans le temps, vers les profondeurs du soi pour mieux saisir l’autre (l’altérité) comme miroir pour façonner notre propre existence ».
Invitation donc est faite à tous et à toutes du 15 au 29 août tour à tour sur le site de Plimay et sur les réseaux sociaux pour cette belle messe de mots qui fait sens.

Adlyne Bonhomme

Les femmes haïtiennes étaient au cœur du festival Haïti en folie 2020

C’est sous le signe de la musique, du théâtre, de la danse, de la littérature, de la gastronomie, et de l’artisanat que de nombreuses femmes haïtiennes ont répondu à la 14ème édition du Festival Haïti en Folie, qui s’est déroulé virtuellement cette année, du 24 au 26 juillet 2020.       

Organisé à Montréal par la fondation Fabienne Colas, ce festival se donne pour mission « de faire connaitre Haïti dans toute sa diversité, sa splendeur et sa richesse culturelle ».

C’est par la reprise de Haïti tout feu tout flamme, présenté déjà en 2014 qu’a débuté l’édition 2020 du festival Haïti en folie. Cette représentation était une façon de permettre au public de revivre ce spectacle  de la 8ème édition, qui était présenté afin de célébrer le 210e anniversaire de l’indépendance d’Haïti et souligner ainsi plus de 50 ans d’histoire de la présence de la communauté haïtienne au Québec.

Panels et ateliers ont été réalisés dans le cadre de cette quatorzième édition du festival :

un atelier de danse traditionnelle a été animé par Sherane Figaro, danseuse et chorégraphe en danse haïtienne contemporaine. Évanne Souchette, chargée de projet chez Diversité  Artistique à Montréal participait dans un panel animé par Déborah Cherenfant, Présidente de la JCCM sur entreprenariat et leadership féminin. Elle entretenait son public autour de la question : « Comment éradiquer le racisme systémique chez nous ?». Marie Lucie Bonhomme, Journaliste à  Vision 2000, s’est pour sa part entretenue sur le terme suivant : « La covid 19 vue par les médias haïtiens à Montréal, ville de New York et Port-Au-Prince dans un autre panel.  

Déroulé sur pendant jours, le festival qui s’est réalisé en partenariat avec Mémoire d’encrier a rendu un hommage assez appuyé au poète Georges Castera autour d’une discussion littéraire dont les écrivaines Emmelie Prophète et Jessica Fièvre étaient entre autres les panélistes.

Gessica Généus actrice, réalisatrice et productrice, Alexandrie Benjamin réalisatrice et scénariste, Fabienne Colas actrice, réalisatrice et productrice, ce sont ces trois femmes qui depuis des années évoluent dans le cinéma qui discutaient sur l’avenir du 7 ème art dans une causerie sous le thème :« Ciné Haïtien – Nouvelle Génération quel avenir ? »

Et l’artiste révélatrice de cette 14ème édition n’était autre que Rebecca Jean, si l’on considère ces mots écrits sur le site du festival « Artiste polyvalente au talent raffiné, Rebecca Jean est née à Montréal. Ses compositions nous propulsent dans un voyage intérieur, une re-connexion à l’essence même de qui nous sommes. Sur des textes matures et évocateurs, elle aborde des sujets essentiels tel que l’identité, l’émancipation des femmes, la valorisation des aînés et l’environnement. Avec une poésie franche et des rythmes nés de ses racines haïtiennes ; elle sait se raconter et nous raconter avec finesse et subtilité ».

Pour clôturer en toute beauté, avait été repiqué un spectacle joué en 2019 qui commémorait le 215e anniversaire de l’indépendance de la République d’Haïti (1804 – 2019) et pour souligner plus de 60 ans d’histoire de la présence de la communauté haïtienne au Québec, le Festival Haïti en Folie à Montréal a présenté en 2019 le spectacle « Haïti en Folie » dans le cadre du Festival Juste pour Rire. Parmi les artistes sur scène, il y avait la diva Émeline Michel, la comédienne Garihanna Jean-Louis qui par leur voix enflammait encore une fois les fans.

Adlyne Bonhomme

CP: site du festival

Gisèle Halimi : honorer sa lutte contre le système d’inégalité et d’oppression des femmes.

Gisèle Halimi avocate et défenseure de la cause des femmes s’est éteinte ce mardi 28 juillet 2020. Plusieurs sources concordantes ont salué le départ d’une militante féministe très connue pour ses positions publiques pour le droit à l’avortement. Regards sur son parcours qu’il convient d’honorer.

Issue d’une famille judéo-arabe, Giselle Halimi est née le 27 juillet 1927 à Tunis. La célèbre militante et écrivaine féministe est morte au lendemain de ses 93 ans, soit ce 28 juillet 2020. Cette combattante s’est engagée durant toute sa vie dans la lutte contre l’inégalité et la liberté des femmes. Dotée depuis son enfance d’un sentiment de révolte face à l’injustice et à la subordination, ainsi que pour revendiquer son droit à la lecture, elle a entamé une grève de la faim à 10 ans. Puis à l’âge de 13 ans elle continuait à adopter cette même mesure, cette fois ci pour ne plus continuer à faire le lit de son frère. C’est ainsi qu’après ce mouvement qu’elle a écrit dans son journal intime de l’époque : « J’ai gagné mon petit bout de liberté. » Après des études de Droit en 1949,elle s’installa à Paris en 1956 et épousa Paul Halimi duquel elle divorça tout en gardant ce premier nom par lequel elle s’est fait connaitre et épousa Claude Faux qui fut le secrétaire de Jean-Paul Sartre.

L’année 1960 a grandement marqué sa vie quand elle décida de défendre Djamila Boupacha, une jeune activiste torturée et tuée par des soldats français. Elle se mit aux côtés de Simone de Beauvoir et publient « Djamila Boupacha », un ouvrage qui résume toute l’affaire. Puis elle présida une commission d’enquête sur les crimes de guerre américains au Vietnam et sera sollicitée pour être observatrice judiciaire dans de nombreux procès politiques en Espagne, au Maroc et en Grèce.
Gisèle Halimi s’est engagée dans la politique à l’âge de 38 ans. Accompagnée d’autres femmes politiques, elle forma le mouvement démocratique féminin afin de soutenir la candidature de François Mitterrand à la présidence.
Une lutte acharnée pour le droit de l’avortement
Sa lutte pour le respect des droits, l’émancipation des femmes ainsi que la dépénalisation de l’avortement n’a jamais pris fin. C’est ainsi qu’en 1972 la militante a plaidé en faveur d’une jeune fille connue sous le nom de Marie-Claire parce qu’elle a avorté. Du coup elle en profite pour plaider en faveur la libéralisation et la dépénalisation de l’avortement. Ce plaidoyer est lié aux traumatismes qu’elle a vécus lorsqu’elle avait 19 ans. Elle a raconté au monde qu’elle a subi un curetage réalisé par un jeune médecin à vif en disant « comme ça tu ne recommenceras plus.» Toujours dans le but de lutter pour la libéralisation de l’avortement, un mouvement baptisé «choisir la cause des femmes » a été créé en 1972 par Gisèle Halimi, Simone de Beauvoir, Jean Rostand, Christiane Rochefort et Jacques Monod dont les objectifs sont de promouvoir l’éducation sexuelle et la contraception, l’annulation de la loi de 1920 relative à l’interdiction de la contraception et de l’avortement et la défense gratuite des femmes poursuivies pour avortement.
Une bataille aussi importante a été menée, celle de la reconnaissance du viol comme étant un crime. Giselle Halimi figure encore dans cette lutte en 1978. Elle fait du procès des trois violeurs un espace pour dénoncer la complicité des tribunaux et des appareils judiciaires sur ce crime. Ce procès concerne deux jeunes femmes qui ont porté plainte contre trois hommes qui les ont violées, alors que ces trois hommes plaidaient non coupables. Ce dit procès amène à la promulgation de la loi de 1980 reconnaissant le viol comme un crime.
L’avocate, militante Gisèle Halimi a aussi marqué le monde par ses écrits : ainsi elle a publié une quinzaine de livres entre 1988 et 2011. Dont le lait de l’oranger, le procès de Bobigny, Ne vous résignez jamais, Une farouche liberté, Histoire d’une passion, pour ne citer que ceux-là.
A l’instar d’autres féministes de renom ou peu connues, Gisèle Halimi a fait preuve d’une combattante qui a passé toute sa vie à militer pour l’émancipation et le respect des droits de la femme. Grace à ses travaux, de nombreux efforts ont été consentis afin de réveiller la conscience collective et permettre aux femmes de se faire entendre dans un monde qui menace de plus en plus leur liberté .

Clairvina Dossié

20 jeunes filles et femmes de Petit-Goâve reçoivent une formation en cuisine et pâtisserie


Dans la société haïtienne, nombreuses sont les filles et les femmes « victimes » de grossesse non désirée. Dans le but de prévenir les grossesses précoces et améliorer l’employabilité des jeunes filles et femmes en situation de vulnérabilité, les associations Passage, Vin Goute et d’autres partenaires ont lancé le vendredi 17 juillet 2020, «Engagement communautaire pour la sensibilisation et l’Insertion professionnelle des jeunes de Petit-Goâve» dans les locaux de Fort Royal hôtel, à Petit-Goâve .


Ce projet vise d’une part à sensibiliser les jeunes sexuellement actives de la commune de Petit-Goâve, à travers des actions d’éducation par le divertissement , d’autre part et à offrir une formation professionnelle à 20 jeunes. Ces femmes de 18 à 30 ans de la cité soulouquoise seront initiées aux métiers de cuisinière et de pâtissière en vue de leur octroyer une certaine autonomie et de réduire le phénomène de grossesse précoce et non désirée en occupant leur temps. Cette initiative est prise afin d’apporter une reponse à ce qui est susceptible d’impacter leur avenir , a fait savoir Popote Ginite, coordonnatrice de l’association Passage.
« Nous avons l’habitude de travailler à Petit-Goâve. Mais surtout au niveau de la gastronomie. Et nous avons constaté que les jeunes filles ont des enfants de très tôt. Nous avons réfléchi pour voir comment nous pouvons apporter notre contribution dans la diminution de la grossesse précoce dans cette communauté ». explique t-elle.

Fondée en 2016, l’association passage fait de l’art son cheval de combat dans son travail auprès des jeunes. Comme dit Albert Camus « Le but de l’art, le but d’une vie ne peut être que d’accroître la somme de liberté et de responsabilité qui est dans chaque homme et dans le monde »
Vin Goute, structure promouvant la gastronomie, est aussi responsable de la formation de ces 20 jeunes.

Pour Phanise Rosembert, sa coordonnatrice, servir ces jeunes est une joie immense. « Je suis contente de me rendre utile et de servir ma communauté en aidant des jeunes filles, qui ont abandonné l’école etqui sont déjà plusieurs fois mère, pour la plupart. Mon action consiste vraiment à les aider dans l’apprentissage d’un métier qui leur permettra d’avoir de l’autonomie ».
Ce consortium de Passage/Vin Goute ayant pour partenaire Udrefh-Femmes et Educ-Ha Group a débuté en décembre 2019. Ce projet est soutenu financièrement par ambassade de France en Haïti et prendra fin en mars 2021.
Il faut souligner que les jeunes formés auront chacun un Kit d’aide au démarrage composé de matériels et d’équipements de base en cuisine-Pâtisserie (Four, batteries et ustensiles de cuisine, matières premières. Des matériels qui leur permettront de démarrer une AGR ( Activité génératrice de revenus) dans leurs quartiers respectifs.
Adlyne Bonhomme

Le CJGBG encourage la production artistique des jeunes filles à Ganthier

À l’initiative du Collectif des Jeunes de Gros-Balancé pour un Autre Ganthier (CJGBG), un groupe de jeunes (filles pour la plupart) originaires de différentes sections communales et du centre bourg de Ganthier avait bénéficié d’une série de formations depuis tantôt six mois. Ces formations portant sur les techniques de lecture et d’écriture littéraire , le théâtre et la danse ; elles avaient pour objectif de renforcer les capacités des participants et participantes et de contribuer à leur épanouissement, précise la coordonnatrice du CJGBG, Madame Jémina Petit-homme. Les jeunes avaient aussi bénéficié des visites guidées effectuées sur de sites écotouristiques de Ganthier (Source Zabeth et Parc Naturel Quisqueya de Fonds-Parisien).

Le samedi 18 juillet 2020, le Collectif a clôturé la dernière tranche de ces activités réflexives, instructives et récréatives qui entre dans le cadre d’un programme mis en place par l’association grâce à un financement de l’Ambassade de France en Haïti. Au restaurant Kay anm à Ganthier, une cérémonie a été réalisée en vue de permettre aux jeunes de présenter les résultats de l’ensemble des connaissances et savoir-faire acquis en art de la scène au cours de la période de formation. Ils/elles viennent des communautés de Balan, Gallette-Chambon, Gros-Balancé et de Lamardelle et dans certaines localités environnant le centre bourg pour offrir un menu agrémenté de chansons, de slam, de représentations de théâtre, de chorégraphies de dance et déclamations de textes poétiques. Ce spectacle aux couleurs variées a été un moment favorable pour les spectateurs et spectatrices d’apprécier et de découvrir les talents et les potentiels des jeunes ganthierois-e-s.

« Je crois que le projet a eu un impact positif à Ganthier, car les jeunes se montraient de plus en plus motivé-e-s. Il y avait un manque de loisir énorme dans cette commune que ce projet a sans nul doute participé à en combler », affirme Madame Petit-Homme, l’air satisfaite. Elle ajoute que : « le Collectif a aussi contribué à lutter contre la propagation de la pandémie Covid-19 en distribuant 1500 masques, fixant 15 points de lavage des mains et diffusant un spot de sensibilisation et une série d’émission à radio Vil de Ganthier ».

Par ces activités, les adolescent-e-s et jeunes de Ganthier ont pu arriver à déguster la saveur de la lecture et des arts de la scène. Ils/ elles ont découvert la lecture comme une pratique relative au loisir au même titre qu’un film et non comme une punition ou une corvée, s’est réjouie la Coordonnatrice du CJGBG.

En guise de perspectives, le Collectif va organiser un concours de textes pendant la période estivale et mettra en place une bibliothèque dans la commune pour continuer à desservir les jeunes. 

Le Centre Muse Haïti lance un concours de dissertation autour de la lutte contre la COVID-19, à l’intention des élèves du secondaire

Lancé le 10 juillet 2020, ce concours a pour objectif d’encourager les élèves à réfléchir sur les enjeux liés au contexte de la COVID-19. Il vise aussi à les entrainer à l’écriture et les encourager à développer la culture de l’excellence. Pour y participer, l’élève doit s’inscrire en ligne du 10 au 31 juillet 2020.

Le Centre Muse Haïti (CEMUH) est une organisation à but non-lucratif, créée le 16 février 2019, respectivement par Jerry REGISTE, Merline JOUTE et Carl CANGE. Il s’agit d’un lieu de rencontre, d’information et de découverte, dont la mission consiste à promouvoir la lecture et la création artistique, valoriser des pratiques amateurs, la littérature ; créer ou rechercher des ateliers d’écritures, artistiques et culturels pour les jeunes ; inculquer aux jeunes des valeurs, attitudes et comportements qui favorisent une citoyenneté nationale et mondiale responsable ( notamment l’éducation pour le Developpement durable, la lutte contre le changement climatique ).

Le secteur éducatif est l’un des plus touchés pendant cette période de Covid-19. Contraints à de longues vacances, les élèves se retrouvent dans l’obligation de rester chez eux. Pour éveiller leurs esprits, le Centre Muse Haïti (CEMUH) en collaboration avec Loop Haïti, Konbit Bibliyotèk Site Solèy (KBSS), la Direction Nationale du livre (DNL), propose un concours national de dissertation autour de la lutte contre la COVID-19, aux élèves du nouveau secondaire (II, III et IV) et ceux et celles du secondaire traditionnel de la classe de Seconde à la Terminale.
Les intéressés.es auront à présenter une pièce justificative valide qui
prouve qu’il / qu’elle est régulièrement inscrit.e dans une institution scolaire, admis,e en classe du nouveau secondaire II (Seconde) jusqu’au nouveau secondaire IV (Philo) via ce lien :https://forms.gle/yu432owi5npru4ow5.
Après la fin des inscriptions, le 31 juillet, le 1 er août, les participants,tes auront 3 heures pour traiter l’un des 5 sujets qui leurs seront envoyés via cette adresse électronique musehaitiorg@gmail.com. Les membres du jury seront représentés par les professeurs Joseph Mathurin SAINVIL et M. Berthony NOEL, respectivement président et vice-président. Ils seront soutenus par d’autres professeurs de philosophie chevronnés et expérimentés traitant notamment les copies des candidats au baccalauréat haïtien
Le 5 septembre 2020, est la date retenue pour la remise des prix aux trois (3) meilleurs élèves. Des ordinateurs portables , tablette tactiles, livres et bourses d’étude Techniques sont parmi les primes qui attendent les gagnant.e.s.

Bonne participation!

L’haïtiano-américaine Karen André nommée conseillère principale pour la compagne électorale de Joe Biden

Une nouvelle étape pour la carrière professionnelle de l’avocate haïtiano-américaine Karen André nommée principale conseillère pour la campagne électorale de Joe Biden, pour l’État de la Floride, a annoncé le candidat à la présidence du parti démocrate le 6 juillet 2020 à Miami.

Auteure et conférencière, présidente de « People First Strategies » Karen André  est la fille de l’ancienne ministre Farah Juste. Née à New York, Karen a aidé à faire adopter la loi haïtienne sur l’équité en matière d’immigration des réfugiés « HRIFA » de 1998. Elle est également pratiquante du droit de l’immigration dans l’État de Floride. 

Ancienne directrice politique adjointe dans la campagne de réélection de l’ancien président Barack Obama en 2012, elle a co-présidé un groupe de travail au secours des haïtiens à Maimi après le tremblement de terre en 2010.  Ensuite elle a porté son soutien pour fonder « Konbit pour Haïti ».

Servante communautaire, elle a été nommée chargée de liaison travail-direction au bureau exécutif du maire du district de Columbia. Elle faisait partie des 50 professionnels noirs les plus puissants du sud de la Floride nommés par « Success South Florida Magazine ». Rappelons qu’elle a été désignée par l’ancien président noir des États-Unis, Barack Obama, afin de servir de liaison entre la Maison Blanche et le ministère du logement et du développement urbain. 

Adlyne Bonhomme

Konbit Site Solèy a honoré trois jeunes de Cité soleil

Stéphania Zema, Gladimy Jean, Luckson Jean, ce sont trois jeunes que le ‘’Cité Soleil Peace Price’’ a honorés le jeudi 25 juin 2020 , à l’occasion du neuvième anniversaire du mouvement social « Konbit Solèy Leve ».

Konbit Solèy Leve, est un mouvement social qui a pris naissance à Cité Soleil dans les années 2011. Sa mission consiste à réunir toute la commune de Cité Soleil autour de la même table en vue de redéfinir le destin de la commune, nous fait savoir Louino Robillard, l’initiateur du mouvement.
« Dans les années 2014, j’avais lancé le « Soleil Peace Prize », un prix que nous décernons à des jeunes chaque année, afin de mettre en lumière leurs réalisations extraordinaires dans la communauté, célébrer leurs efforts et les valoriser.”

Chacun de ces jeunes leaders ont reçu un cachet. Cet argent offert en vue de les aider à combattre la propagation du virus:
« Nous leur remettons généralement une plaque d’honneur, cependant cette année, vu la situation de la Covid 19, nous avons préféré mettre à disposition de chacun des 3 jeunes primés, un montant de 50. 000 gourdes afin de réaliser des travaux et répondre à la propagation de la pandémie dans la communauté. » a poursuivi M Robillard.

Formée en coupe et couture, cuisine et pâtisserie, Stéphania Zema est née à Delmas, le 6 octobre 1992, commune qu’elle et sa famille ont quittée pour aller habiter à Cité Soleil. Dévouée et très active dans l’avancement de sa communauté, elle a pris en 2014 l’initiative d’ouvrir un atelier de couture dans la localité de Bois-Neuf. Avec ce projet, soutenu par RAVAGEP (Rassemblement des volontaires avisés et généreux pour l’évolution du pays), la jeune femme souhaitait partager ses connaissances avec les jeunes femmes de la zone et, les aider à sortir de leur « marasme économique ». Cet atelier participe autant que possible dans la lutte contre la Covid 19, en fabriquant des masques pour les habitants de Bois-Neuf et ses environs.

Luckson Jean quant à lui est slameur. Né le 27 novembre 1986 à Boston, il pratique cette narration scandée pour porter un message de paix et d’amour. En effet, l’interprète de ZÒN PA FÈ MOUN, -chanson réalisée en collaboration avec le rappeur Okijems. Il est à l’origine de la « Fondasyon Zòn Pa fè Moun » qui œuvre à aider les enfants des rues. C’est en 2019 qui lance la dite fondation afin d’apporter son soutien aux plus faibles. Cette dernière a déjà distribué des centaines de masques et a mis en place une campagne de sensibilisation contre la covid 19.

Actuel étudiant en planification au Centre Techniques de Planification et d’Economie Appliquée à la faculté de Droit et des Sciences Economiques, Gladimy Jean, a vu le jour un 13 août 1994 à Corail. Promoteur direct de Konbit Bibliyotèk Site Solèy, il cultive l’amour du volontariat et de l’engagement dans les activités sociales et culturelles. Il est également Co-fondateur et Coordonnateur de ‘’Le Paradis Haïtien’’ , une agence, qui met en avant le secteur  touristique haïtien.

Selon les propos du co-fondateur de la fondation, Konbit Solèy Leve, Smith Pétiote, les jeunes ont de très bonnes idées, mais le manque d’encadrement les pousse à abandonner: « Il y a beaucoup de jeunes qui rêvent d’accomplir des choses positives mais qui, n’étant pas supportés dans leurs initiatives , finissent par lâcher prise.»

Adlyne Bonhomme

Ewa, une ode à la vie, signée Donaldzie Théodore

Après le succès fulgurant de « Mwen renmen w», sorti en 2007,  Donaldzie Théodore chante «  Ewa », une chanson décomplexée et entraînante, qui  annonce la sortie officielle de son premier album.

« Ewa » est une composition qui date de 2014 et qui a été présentée dans différentes prestations, par l’ancienne chanteuse principale du groupe Vwalib. Dans cet opus, Donaldzie Théodore pose sa voix avec une maturité qui ne court pas les rues, comme à son habitude. « Ewa » est sorti officiellement le dimanche 21 juin, dans le cadre du concert diffusé en direct et réalisé par le Festival « Rencontres des Musiques du monde » à l’occasion de la fête de la musique. Il s’agit de l’avant première du clip qui sera bientôt disponible sur sa chaîne YouTube. « Ewa » aborde la vie sous son meilleur jour et invite à puiser la joie dans les petites choses. Bref, à célébrer la vie!

« Pour moi, c’est vraiment un hymne pour célébrer la vie, c’est une chanson dédiée à ce peuple qui résiste toujours et qui se bat comme il peut pour surmonter les pires obstacles. Malgré tout, on ne perd jamais notre sourire,  notre joie de vivre, notre humour et bien d’autres choses positives » confie la chanteuse.

Son album abordera plusieurs thèmes comme l’amour, la détermination, l’espoir, la beauté du patrimoine culturel immatériel haïtien, l’environnement, a fait savoir l’artiste. Il ne fait pas d’économie sur des  ténors et musiciens  bien connus. Dans l’enregistrement de « Ewa », comme dans d’autres morceaux de l’album en préparation, l’artiste a collaboré avec plusieurs grands noms de la musique haïtienne. On peut citer Johnson St-Cyr à la basse, Marc Harold Pierre aux percussions, Emmanuel Jean-Baptsite à la batterie, Therly Job Pierre, Valdory Valcin et Jean Caleb Perilus pour les chœurs.

Avec la crise sanitaire, tout est repensé, les prestations en direct se présentent comme la nouvelle formule et l’auteure de « Ewa » se prépare en conséquence au cas où elle doit performer live. Ce sera l’occasion de mieux faire connaître sa nouvelle musique qui est déjà disponible sur toutes les plateformes musicales en ligne.

La chanteuse est reconnaissante envers Gary Lubin, son agent, toute l’équipe de Tamise Production, Lokah, les instrumentistes, les choristes et tous les techniciens qui ont mis leur cœur dans ce projet. Elle remercie sa famille, ses ami(e)s et tous les gens qui lui témoignent continuellement leur appréciation pour son travail artistique.
Ewa à ses supporters et cette  équipe dynamique ! Surtout «  Ewa » à l’artiste pour ce morceau de choix!

Jeanne-Elsa Chéry

L’Association socioculturelle Bote Kreyòl Ayiti lance un concours de « Mare tèt »

Du 22 juin au 25 juillet 2020, l’association Bote Kreyòl Ayiti, organise un concours de « mare tèt »sous le thème « Mare tèt ou pou demare lespri w ». Habituée à organiser des ateliers sous le même thème, l’association vise surtout à réactualiser la campagne sur cette pratique qu’elle avait lancée depuis 2016.

Récompenser le savoir-faire de celles et ceux qui ont appris le mare tèt avec l’association, art consistant à nouer élégamment un mouchoir autour de la tête, juguler avec le confinement, garder le cap en dépit des difficultés qui y sont liées, prendre soin de soi et afficher un style affectionné par beaucoup composent les motivations derrière ce concours, aux dires de la présidente de l’A- BKA, Marie Murielle morné.

L’Association Bote Kreyòl Ayiti ayant pour slogan; « Patrimwàn nou se richès nou » œuvre depuis tantôt 6 années à la sauvegarde et à la promotion du patrimoine culturel et immatériel haïtien. Elle offrira la possibilité de passer des moments amusants où ce style capillaire ( si l’on se permet de le qualifier ainsi) sera à l’honneur et immortalisé en photo. Car, précisons- le , le concours se déroule essentiellement sur Instagram où les internautes sont invité.e.s à voter pour les photos de leurs choix. Une façon d’exposer son « mare tèt » et prouver qu’il a bel et bien été réussi.

Le concours se déroule en trois phases:
La première est la phase d’inscription qui dure du 22 au 27 juin pour la soumission d’une photo mettant en évidence le mare tèt. Les participant.e.s doivent à ce stade suivre le compte Instagram de l’A- BKA et celui de tous les partenaires du concours. La deuxième, à cette phase, les participant.e.s adoptent un style unique de « mare tèt » , ils doivent encore une fois obtenir des mentions « J’aime » de leurs photos une fois publiées. Une dernière phase se fera le 25 juillet en présentiel, pour éprouver les aptitudes des participant.e.s et permettre un moment de partage avec les concurrent.e.s.

Des primes alléchants attendent les gagnant.e.s, a fait savoir Madame Morné ; qui n’a toutefois pas encore révélé le lieu et les modalités de participation à la clôture.

Adlyne Bonhomme

Le flyer du concours

Prix Deschamps 2020 : prolongement du délai de réception des manuscrits jusqu’en août

Dans un communiqué de presse publié le 15 juin 2020, la Fondation Lucienne Deschamps, Informe que le délai pour soumettre les manuscrits du Prix Deschamps est prolongé jusqu’au 17 août.

Depuis l’annonce de l’état d’urgence dans le pays à cause de la Covid-19, depuis le 19 mars, certaines activités culturelles sont reportées. Certain.e.s organisateurs.trices ont pour leur part utilisé les moyens du bord pour continuer leurs activités : live Facebook, rencontres sur Zoom, concours en ligne, etc. Dans la foulée, l’un des plus grands prix littéraires du pays, le Prix Henri Deschamps a dû prolonger le délai de fermeture du dépôt des manuscrits. Ce prix qui, depuis 1975 récompense, tous les ans, une œuvre littéraire offre certainement aux candidat.e.s la possibilité de perfectionner leurs écrits.

Selon le communiqué, la décision de proposer un nouveau délai de soumission des manuscrits est prise en raison de la Covid-19. Aux dires de l’auteur de « Les brasseurs de la ville », Evains Wêche, également membre du jury, « c’est crucial d’avoir du temps dans ces moments tragiques où ce virus nous inquiète tous. Il est vrai que nous paraissons avoir plus de temps devant nous mais tous les artistes ne vivent pas le confinement de la même manière. Certains en profitent pour créer, souvent des œuvres inspirées du contexte, d’autres n’ont pas l’inspiration. L’avancement de la date est juste et va dans l’esprit du Prix Deschamps: récompenser le meilleur texte haïtien de l’année. Nous le traquons, ce génie ».

Créé depuis 45 ans par la fondation Lucienne Deschamps, le prix Henry Deschamps contribue à l’enrichissement de la littérature haïtienne. Nombre d’auteurs l’ayant remporté continuent à tracer vivement leur parcours dans le domaine littéraire. C’est le cas de la gagnante de la 44ème édition avec son roman Konfidans, Fédia Stanislas. Elle confie : « Remporter un prix c’est un chemin qui s’ouvre .Je pense qu’il est important de remporter un prix. Cela donne une visibilité. Et, grâce au prix, plus de personnes vont s’intéresser à partir vous lire et découvrir votre travail. Un prix, ça offre des opportunités et permet d’ouvrir des portes sur l’avenir. »

La native de Jérémie poursuit pour dire que c’est une bonne chose d’avancer la date de dépôt de candidature. Selon elle, les intéressés auront le temps de bien mûrir leur travail :« Pour ce qui est du report, je pense que c’est raisonnable, compte tenu de la situation de la pandémie. Beaucoup d’institutions sont fermées. Quant aux participant.e.s, ils pourront, dans l’intervalle, mettre les dernières touches, corriger aussi, s’il y a lieu. »

Le délai accordé impactera aussi la date des résultats , a fait savoir Fédia Stanislas: « Les résultats vont certainement arriver un peu plus tard que prévu. Car le jury a besoin du temps pour son travail. Je pense d’ailleurs qu’on aura beaucoup de textes, compte tenu du nombre d’intéressés qui m’ont contacté pour me demander des renseignements. »

Espérons que les résultats positifs escomptés seront atteints. Que le délai sera aussi bénéfique pour pour tous les intéressé.e.s notamment ceux et celle qui n’avaient pas encore peaufiné leurs textes.

Présidé par la romancière Évelyne Trouillot, le jury est composé de :
Emmelie Prophète Milce, membre
Rhoddy Attilus, membre
Ronald C. Paul, membre

Evains Wêche, membre
Fédia Stanislas, membre Edition 2020
Marie Laurence Jocelyn Lassègue, Secrétaire générale
Rappelons que la poétesse Farah Martine Lhérisson assassinée chez elle en faisait partie.

Adlyne Bonhomme
b.adlyne@gmail.com

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